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Votants : 611 (soit + 20% par rapport au 1er tour )
Nuls : 3
Exprimés : 608
François Hollande : 381 voix soit 62.66%
Martine Aubry : 227 voix soit 37.33 %.
Ségolène Royal, éliminée à l'issue du premier tour de la primaire socialiste (moins de 7% des voix), a annoncé mercredi 12 octobre à l'AFP qu'elle soutenait au second tour François Hollande, notamment pour "amplifier" l'avance qu'il a prise dimanche dernier sur ses rivaux.
"J'apporte mon soutien à François Hollande pour trois raisons: il est arrivé en tête du premier tour et il est légitime d'amplifier cette avance, les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat: réforme bancaire, lutte contre les licenciements, moralisation de la vie politique avec le non-cumul des mandats et mutation écologique de l'économie", a-t-elle déclaré.
"La France va se trouver en mai 2012 à un moment décisif de son histoire. Nous n'avons pas le droit à gauche de manquer ce rendez-vous avec les Français qui nous attendent, efficaces et unis, à leur service", a-t-elle fait valoir, quelques heures avant l'ultime débat de ce scrutin opposant les deux finalistes, François Hollande et Martine Aubry.
"J'ai décidé de prendre mes responsabilités pour aider le plus efficacement possible à la victoire de la gauche", a déclaré l'ex-compagne de François Hollande, père de ses quatre enfants.
"A titre exclusivement personnel, je voterai donc pour François Hollande arrivé en tête du premier tour, à mes yeux meilleur rassembleur", a déclaré M. Montebourg, qui a réuni 17% des voix dimanche dernier.
"Les citoyens peuvent désormais faire leur choix en leur âme et conscience, et je me refuse à donner une consigne de vote", a ajouté le député de Saône-et-Loire après avoir reçu les réponses de François Hollande et Martine Aubry à sa "lettre ouverte". "Car dans le mot consigne, il y a l'image de la caserne et de l'enfermement qui est incompatible avec l'esprit de la primaire et de la VIe République", a-t-il dit.
"Les propositions des deux candidats étant pour moi équivalentes, je ne peux me déterminer qu'en fonction de ma seule éthique de conviction. C'est pourquoi mon choix relèvera avant tout de l'éthique de responsabilité: je veux faire gagner la gauche et battre Nicolas Sarkozy", a-t-il dit pour expliquer son choix en faveur de François Hollande. "Il a su dans sa lettre jeter un pont entre nos deux rives, et je lui en sais gré", a-t-il ajouté.
"Je n'ai pas d'argument qui me permette de penser que Martine serait plus à gauche que François, ou l'inverse d'ailleurs!", ajoute le chantre de la "démondialisation".
Répétant que Mme Aubry et M. Hollande ont des programmes "identiques", M. Montebourg se félicite d'avoir pesé sur leur ligne: "Ils ont avancé vers la mise sous contrôle des banques et la lutte contre la concurrence déloyale mondiale. Tous deux ont repris des morceaux de VIe République, même en pièces détachées. Mon travail, dans cet entre-deux-tours, aura été celui d'un éclaireur".
Il affirme ne pas avoir évoqué des questions de poste avec M. Hollande, se déclarant "au service du vainqueur, quel qu'il soit".
M. Montebourg affirme aussi que l'affaire Guérini n'a pas pesé dans son choix: "je m'en suis expliqué jeudi avec Martine. J'ai écarté toute considération personnelle. On ne fonde pas des choix pour la France sur des déceptions intimes".
Voici le communiqué de presse du Syndicats des Enseignants de l'UNSA, premier syndicat à avoir réagit face à cette attaque déguisée encore une fois contre les maternelles, spécificité Française qui nous est enviée par d'autres pays mais que le gouvernement de Nicolas Sarkozy aimerait voir disparaitre ( au profit des jardins d'éveil par exemple) pour des raisons purement économiques !!!!
5 ans... et déjà triés !
Pas encore 6 ans, mais déjà marqués comme « à Risque », voire « à Haut Risque» ! C’est ce qui guette les enfants de cinq ans qui n’obtiendront pas « le score » fixé par le dispositif national d’évaluation en maternelle que l’Education nationale s’apprête à imposer dans toutes les écoles.
En novembre, les élèves de grande section seront testés par leur enseignant via un protocole relevant d’ordinaire des médecins scolaires. Des informations confidentielles deviendront ainsi des éléments du dossier scolaire.
Ensuite, on annoncera aux parents que leur enfant appartient à une catégorie « à risque » ou à « haut risque » et qu’il devra suivre une succession de séances d’entraînement pré-formatées. Pas de réponse individualisée, pas de recours aux aides spécialisées, le protocole unique du ministère est sensé tout résoudre !
Enfin, en mai et juin, plusieurs épreuves collectives et individuelles d’évaluation seront conduites pour mesurer les performances de chaque élève à travers une kyrielle d’exercices imposés dans un cadre inhabituel et stressant.
Ainsi, des enfants de cinq ou six ans seront déclarés en échec alors qu’à cet âge, quelques mois de plus ou de moins engendrent des différences de maturité importantes. Les enseignant(e)s de maternelle savent très bien identifier, dans le cadre habituel des activités en classe, les enfants qui ont besoin d’accompagnement particulier. C’est leur métier. Ils n’ont nul besoin d’un dispositif inadapté et pernicieux.
Le SE-Unsa refuse cet étiquetage des enfants. Il dénonce la confusion entre compétences scolaires et comportements qu’induisent certains items du protocole d’évaluation. Il s’oppose à l’amalgame entre le médical et le pédagogique. Il récuse une vision caricaturale des premiers apprentissages.
Le SE-Unsa dit non à la transformation des enseignants en exécutants. Il les appelle à refuser de mettre en œuvre une évaluation qui instaure la pression scolaire avant même l’entrée à l’école élémentaire. Il invite à le rejoindre toutes celles et tous ceux qui veulent que l’école maternelle reste un lieu épanouissant où chaque enfant peut vivre une première scolarité réussie, en signant l’appel qu’il lance aujourd’hui « Pas de tri en maternelle ».
Tous les bureaux de Marignane
Cher-e ami-e,
Porté en tête des suffrages par les millions de Français qui ont fait du premier tour des primaires une grande réussite démocratique et citoyenne, François Hollande s'est exprimé devant ses partisans pour rappeler sa volonté de rassemblement et de changement.
Retrouvez ci-dessous son intervention, n'hésitez pas à la diffuser à vos contacts.
"Je veux d'abord remercier tous les électeurs qui sont venus voter dans ce scrutin inédit que le Parti socialiste a organisé de façon remarquable et qui permet aujourd'hui, une victoire, celle des primaires citoyennes.
C'est un événement très important pour permettre à la gauche de gagner en 2012 avec un candidat qui devra avoir la force nécessaire, celle que lui donneront les primaires. C'est un événement aussi historique car nul doute qu'il s'installera pour l'ensemble des formations politiques de notre pays. Je veux féliciter les électeurs pour le choix qu'ils ont fait pour ce premier tour en me plaçant en tête, et nettement en tête, ce soir. Ce qui me conduit aujourd'hui à appeler au rassemblement le plus large autour de ma candidature. Je veux le faire dans un esprit de respect et de cohérence. Le respect qui s'attache à toutes les autres candidatures, celles qui ne pourront pas figurer au second tour et de cohérence car je veux rassembler autour du projet que j'ai porté, avec l'engagement qui a été le mien.
Pour que notre pays trouve une aspiration et une possibilité de croire en l'avenir autour de sa jeunesse, avec une exigence la justice, la justice fiscale, la justice sociale et j'allais dire aussi la justice écologique, faire en sorte que la République soit profondément renouvelée moralisée, et à bien des égards, refondée dans un esprit de solidarité. Je veux aussi dire toute ma reconnaissance pour ce beau débat de premier tour et saluer tous les protagonistes.
D'abord Martine Aubry qui sera à côté de moi, si je puis dire, pour ce second tour des primaires mais aussi Arnaud Montebourg qui a su intéresser d'abord nos concitoyens à la primaire elle-même mais aussi montrer un besoin de renouvellement que je comprends pleinement. Je mesure aussi la déception de Ségolène Royal. Qu'elle sache que nombre de ses idées sont aujourd'hui partagées par tous. Je remercie Manuel Valls pour son soutien pour ce second tour et je dis à Jean-Michel Baylet qu'il a eu raison de faire participer son parti aux primaires citoyennes, ce qui fera que le candidat ou la candidate socialiste sera le candidat déjà d'une partie de la gauche, et demain je l'espère de toute la gauche.
Nous voici maintenant tournés vers le second tour de l'élection. Ce second tour qui sera décisif parce qu'il permettra au candidat qui en sortira victorieux d'être placé devant sa responsabilité : battre la droite et écarter l'extrême droite.
Je sais qu'aujourd'hui je suis en mesure de relever les défis que notre pays affronte. Défi financier avec cette crise qui n'est toujours pas maîtrisée. Défi économique avec le ralentissement de la croissance et le chômage. Défi social devant tant d'urgence. Défi écologique alors que nous avons à nous inquiéter par rapport à ce qu'est hélas, la situation de notre planète. C'est face à ces défis là que je me présente devant les Français et que je leur demande à travers ma candidature de donner un espoir nouveau à notre pays. L'enjeu c'est le renouvellement des générations, le renouvellement de la République. Faites en sorte que je puisse être le candidat qui va pouvoir redonner confiance en elle, en son avenir, permettre le renouvellement et le changement. Je suis le candidat du changement."
François HOLLANDE
512 votants
2 Nuls
510 exprimés
François Hollande: 226 voix soit 44.30%
Martine Aubry: 138 voix soit 27.05%
Arnaud Montebourg: 96 voix soit 18.82%
Ségolène Royal: 25 voix soit 4.9%
Manuel Valls: 23 voix soit 4.50%
Jean Michel Baylet : 2 voix soit 0.39 %
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